L'ABBAYE SAINT MAGLOIRE

Dans le site romantique de la vallée de la Rance, à 1 km en amont de Dinan, se dresse, la royale abbaye saint Magloire de Léhon. Fondée en 850 par le roi de Bretagne Nominoë et six moines bâtisseurs, la première abbaye sera brûlée par les Normands. Reconstruite dès le XII ème siècle par les bénédictins, puis agrandie au XVII ème siècle, elle sera abandonnée à la Révolution. La restauration commencée au XIX ème siècle se poursuit de nos jours.

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L'ancienne église paroissiale et l'abbatiale en ruines. Litho vers 1860

Vous visiterez
                            l'église abbatiale au porche roman, qui conserve
                           
dans sa nef des gisants du XIV ème
                            et une très belle cuve baptismale du XIII ème
                            le cloître XVIIème
                            les bâtiments conventuels XVII ème
                            le réfectoire des moines XIII ème
                            les combles XVII ème
                            le musée
                            les jardins de l'abbaye en bord de Rance.
 

 

 

Le château féodal édifié au XII ème siècle protège l'établissement monastique et les maisons du bourg.

 

vue depuis le château 

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Maisons rurales du bourg XVII et XVIII ème.

Vue aérienne :  Photo Charles Montécot

 

maisons à perron

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La rue piétonne du bourg


Visites de l'abbaye

En juillet et Août
Tous les jours de 10h30  à 12 h30 (sauf dimanche matin)
et de 14h 30 à 18 h 30
Visites guidées le lundi- mercredi-vendredi à 15h 00
Billetterie sur place

Visite guidée de l'abbaye toute l'année
pour les groupes (10 personnes minimum)
et les scolaires.

Renseignements :             Mairie de Léhon Tel : 02 96 87 40 40

cliquez pour contacter l'auteur


L'église abbatiale

le porche

Le porche roman et sa corniche soutenue de mascarons sculptés de têtes humaines ou empruntées à l'imagerie du bestiaire médiéval et la façade.

 

 

 

 

 

 

Le roman s'affirme au porche de l'entrée principale avec son arc en plein cintre, son archivolte subdivisée en six voussures dont les retombées s'appuient sur de fines colonnes agrémentées de chapiteaux, sa frise en dents de scie et sa corniche soutenue par huit mascarons sculptés de masques romans.

 

 

 

 

 

La pureté des lignes, la douceur des lumières,
le silence de la pierre baignent
l'atmosphère d'une émotion spirituelle.

Au bas de la nef, le bénitier. Cette ancienne cuve baptismale du XIII ème provient de l'église paroissiale aujourd'hui disparue. C'est un monolithe de forme circulaire. Il est recouvert extérieurement d'une frise d'arcatures ogivales et dans chacune d'elles sont alternativement posées une palmette et une feuille de chêne.

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Sous la frise, une rangée de têtes plates séparées par une feuille de chêne ou de vigne rappellent les modillons romans de la façade.

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Statue de saint Magloire réalisée  en   1998 par le sculpteur M Pouche à l'occasion de la commémoration du centenaire de la consécration de l' abbatiale en église paroissiale.

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Le reliquaire de saint Magloire, situé dans la nef, près de la chaire. Il contient également des ossements de plusieurs saints bretons

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Fragment de la pierre tombale de Noël Mars inclus dans le mur sud de l'abbatiale près de la sacristie

Le cloître

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Le cloître actuel a été rebâti au XVII ème siècle par la congrégation de saint Maur. La contre réforme a imposé le style architectural du cloître : sobriété des matériaux et du décor. Quatre galeries formées d'arcades retombent sur de simples piliers carrés reliés entre eux par des murets au niveau des soubassements moulurés.

Les charpentes en bois qui recouvraient les galeries ont disparu. Les bâtiments monastiques s'ordonnent autour du cloître, lieu de passage, de méditation et de prière qui constitue le cœur du monastère.

                                                     

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Les bâtiments conventuels

Accosté à l'abbatiale, se trouve le grand corps de logis comprenant au rez-de-chaussée deux grandes salles séparées par un couloir permettant l'accès au jardin. L'une d'elle était la sacristie devenue salle paroissiale, l'autre la salle du chapitre qui abrite aujourd'hui le musée. Les petites fenêtres dont les vitres sont serties de plomb éclairent les cellules des moines s'ouvrant sur la vallée de la Rance. Au dessus des dortoirs, les grands combles qui servaient de réserves à la communauté sont éclairés par des lucarnes alternant des frontons triangulaires et cintrés.

A gauche, attenante à l'église abbatiale, la chapelle sépulcrale des Beaumanoir conservait les tombeaux de cette illustre famille.

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L'abbaye en lumière

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Le réfectoire des moines

 

Le réfectoire, au nord du cloître , restauré avec soins par les Monuments Historiques de 1987 à 1991, demeure la pièce maîtresse de cet ensemble architectural.

Pour soustraire l'ensemble du monastère aux inondations de la Rance, le niveau du sol avait été rehaussé.

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A l'intérieur, il atteint désormais la base des grandes fenêtres gothiques. De nos jours, la restauration rétablit l'impression d'espace et de clarté ressenti en entrant dans le réfectoire.

Rien ne vient heurter le regard qui glisse sur les murs nus jusqu'à la blancheur de la voûte. La chaire du lecteur incluse dans la lignée des fenêtres bénéficie de cette même clarté.

Gérard Lardeur, le maître verrier, a su restituer la lumière subtile semblable à celle que découvraient les moines au Moyen Age, bien qu'en intégrant une œuvre nouvelle dans l'architecture ancienne. Par le jeu de la transparence, les vitraux légèrement grisés ou bleutés filtrent la lumière qui varie avec l'heure du jour, le temps et les saisons. Le paysage qui se devine derrière les verrières en détermine la tonalité.

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Les combles

Au dessus des dortoirs, les grandes combles qui servaient de réserves à la communauté, sont éclairées par des lucarnes alternant des frontons triangulaires et cintrés sur les deux côtés des façades.
La charpente en bois, inspirée du modèle des charpentiers de marine par sa forme de carène de bateau, donne un cachet incomparable à ces vastes combles.
Le visiteur est surpris aujourd'hui en découvrant ce lieu par la présence insolite de séparations de bois qui compartimentent l'espace en une suite d'alcôves, évoquant les cellules des moines. Ce sont là les décors d'une scène d'un téléfilm tourné dans l'abbaye en 1984.

   (Les compagnons du Nouveau Monde,     d'après le   roman de Bernard Clavel.)

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Le musée

Dédicace du livre "Léhon entre Rêve et Rance". Le maire(G. Hervé) et l'auteur (F. Picarda).

Journée du Patrimoine 1999.
 Accueil du public.

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Les jardins

De nos jours, l'abbaye réhabilitée charme toujours l'âme des artistes. L'oeil exercé du photographe aime la saisir majestueuse dans la lumière dorée de l'été. On privilégie son visage du côté du levant encadré dans la verdure avec des reflets noyés dans la rivière.

 

 

 

 

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